Prévenir les chutes à domicile : aménagements, aides techniques et où se faire conseiller Une chute, même sans gravité, peut faire perdre de l’autonomie et faire redouter chaque déplacement. Le portail public d’information pour les personnes âgées recommande d’en chercher la cause avec son médecin, d’adapter le logement avant l’urgence et de se faire accompagner pour choisir une aide technique. Voici ces recommandations, organisées pièce par pièce, et les services où l’on peut essayer du matériel. La réponse en bref Après une chute, consultez votre médecin traitant pour en rechercher les causes. Aménagez le logement en anticipant : éclairage sans zones d’ombre, chemin lumineux pour la nuit, tapis fixés ou supprimés, barres d’appui et siège de douche, passages désencombrés. Pour une canne ou un déambulateur, faites-vous conseiller et essayez le matériel dans un CICAT ou une équipe locale d’accompagnement sur les aides techniques, où les conseils sont gratuits. Chercher d’abord la cause Selon le portail pour-les-personnes-agees.gouv.fr (mis à jour le 9 avril 2026), une chute peut venir de troubles de la vue ou de l’audition, d’un problème d’équilibre, musculaire, articulaire, cardiaque ou neurologique, d’une dénutrition ou déshydratation, d’un logement inadapté, ou d’un médicament devenu inapproprié avec l’âge. Consulter son médecin traitant est indispensable pour éviter une seconde chute. Le portail recommande aussi une activité physique régulière, une alimentation suffisante, un suivi de la vue et de l’audition, et des chaussures qui maintiennent le pied et le talon. Aménager pièce par pièce Les interventions citées par le portail se regroupent ainsi. Il conseille d’anticiper pour ne pas faire ces aménagements dans l’urgence. Zone | Aménagements cités Tout le logement | Éclairage sans zones d’ombre ni changement brutal de luminosité ; passages désencombrés Chambre et couloir | Chemin lumineux pour les levers nocturnes Sols et escaliers | Bandes antidérapantes sous les tapis ou tapis fixés ; nez de marche antidérapants ; remplacement des sols glissants ; mains courantes Salle de bains et WC | Barres d’appui, siège de douche, douche à l’italienne, WC surélevés Rangements | Étagères et placards à hauteur accessible Un parcours concret à vérifier Faites le trajet de la nuit, du lit aux toilettes, lumière éteinte comme au réveil : combien d’interrupteurs faut-il trouver, y a-t-il un tapis, un seuil, un meuble à contourner ? Faites de même pour la sortie de douche, mains et pieds mouillés : où prendre appui ? Chaque point noté devient une ligne de la liste d’aménagements, à classer par ordre de priorité avec un professionnel. Choisir une aide technique avec accompagnement Canne, déambulateur, fauteuil roulant, rampe ou scooter électrique permettent de continuer à se déplacer tout en réduisant le risque. Le portail insiste sur l’accompagnement au bon usage : dans un CICAT ou une EQLAAT, des professionnels conseillent gratuitement et l’on peut essayer du matériel. À défaut, il oriente vers le point d’information local, la caisse de retraite complémentaire ou les services autonomie du département, ou un ergothérapeute libéral. Limites Ce guide n’est pas un avis médical et ne remplace pas l’évaluation d’un médecin ou d’un ergothérapeute. Les aides financières à l’adaptation du logement ne sont pas détaillées ici : le portail les présente dans un article dédié. Source consultée le 29 octobre 2026. À garder sous la main □ Parler de toute chute au médecin traitant □ Parcourir le trajet de nuit lumière éteinte □ Fixer ou retirer les tapis □ Installer barres d’appui et siège de douche si besoin □ Essayer l’aide technique dans un CICAT ou une EQLAAT □ Revoir l’aménagement après tout changement de santé Où essayer un déambulateur avant de l’acheter ? Dans un CICAT ou une EQLAAT, où des professionnels conseillent gratuitement et proposent des essais, selon le portail pour-les-personnes-agees.gouv.fr. Une chute sans blessure doit-elle être signalée ? Oui, le portail recommande de ne pas minimiser une chute et de consulter son médecin traitant pour en chercher les causes. Quels aménagements prioriser ? Ceux qui sécurisent les trajets fréquents et à risque : éclairage, tapis, salle de bains et WC, escaliers. Un ergothérapeute peut aider à les classer. Sources et repères Comment prévenir les risques de chutes chez les personnes âgées ? — https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/preserver-son-autonomie/preserver-son-autonomie-et-sa-sante/comment-prevenir-les-risques-de-chutes-chez-les-personnes-agees